Poux poussent

À méditer

 

Le chat, envahissant, prédateur impénitent parmi les oiseaux, les petits mammifères, les reptiles, les amphibiens est un désastre écologique. Porteur de parasites, vecteurs de maladies, d'allergies, il souille son environnement.  Indépendant, belliqueux, braillard, égoïste en diable, exigeant, fainéant, incestueux, lubrique, il n'a en vue que son confort, sa sécurité, son amusement et cette veulerie de n'être caressé que dans le sens du poil.

Il nous transforme et manipule en domestique, parent nourricier ou chevalier servant.

Pour calmer ses ardeurs et ses miasmes, on le toilette, le socialise, le stérilise, le goinfre, le pesticide, le tintinnabulise ... et le fauve devient minouche, poupousse, moumoune...

Il serait « juste un peu trop » méchant de dire : qui se ressemble s'assemble.  Il doit bien y avoir d'autres raisons. Quatre. 1. Son apparent attachement exacerbe notre fatuité d'être choisis, élus, mis-à-part ; et le sentiment bienfaisant d'incarner la confiance.  2. Ses faveurs nous enseignent la primauté de la douceur et de la séduction sur l'impérialisme de l'autorité et de la force.  3. Ses ronronnements, caresses, regards, nous font croire que parfois le meilleur peut venir du pire.  4. Enfin, il se fait suffisamment encombrant pour palier la solitude, le vague à l'âme ou l'amertume ; son silence complaisant en fait un parfait confident.  Alors, ne boudons pas notre petit Satyre !

Tendresse du chat

 

Mai 2016. 

Huile sur toile, 40 x 40 cm.

Signé en bas à gauche. 

Daté et signé au dos.

 

Prix : CHF 600.-

© 2017 Michel Lemaire

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