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Décroissance

Le glacier d'Aletch est un monstre : 23 km de long, plus de 900 m d'épaisseur, 11 milliards de tonnes de glace, des crevasses profondes, d'énormes moraines, des torrents impétueux ... En réalité c'est un colosse aux pieds de cristal !

Notre monde est à son image avec, au fil des âges, ses avancées et ses reculs, sources constantes de peurs et d'angoisses.
Pour les glaciers comme pour notre civilisation, les changements qui se mesuraient auparavant en siècles, voire en millénaires, se mesurent aujourd'hui en années. Ce recul précipité et inexorable préfigure pour nous une « décroissance » inévitable; un transition drastique vers plus de simplicité.

Il y a cependant une différence entre ces deux « reculs », voire une antinomie.
Le recul des glaciers signifie à terme beaucoup de détresses car leur eau nous est indispensable.
Pour nous, en réalité, il ne s'agit pas de reculer mais de s'ouvrir à une autre forme de croissance : un retour à l'essentiel, donner plus de sens à notre vie et, selon le beau mot de Gandhi, « vivre plus simplement pour que d'autres puissent simplement vivre ».

Problème : l'inertie du glacier est grande, la nôtre aussi (!) et rien ne pourra empêcher que nous ayons à subir les conséquences
des erreurs du passé.

Glacier d'Aletsch

Huile sur toile

188 x 50 cm

Janvier 2020

Signé en bas à gauche.

Daté et signé au dos.

 

 

© 2017 Michel Lemaire

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