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À méditer :

Vacherie.

La vache me regarde passer, sans état d'âme. Tous les humains à ses yeux se ressemblent.

Et si les animaux avaient, au même titre que nous, une singularité que nous ignorons ?

 

L'estime que nous portons à la vache est inversement proportionnel à sa corpulence : petits sentiments, petits plaisirs, petites pensées. Le langage méprisant dont elle est l'objet ( peau de vache, sale vache, coup vache, amour vache ...) est à l'antipode des bienfaits qu'elle nous procure.

Il est plus facile de mettre dans son assiette un être dont on ignore la noblesse.

Pervertir les choses les plus belles dans un intérêt mesquin, c'est humain.

 

La vache pète et rejette 80 fois son poids en gaz carbonique (bonjour la couche d'ozone !). Et puis qu'est-ce qu'elle bouffe ! Une surface qui pourrait produire 3000 kg de riz, nourrir 100'000 habitants. C'est une incongruité, une forfaiture que nous avons en commun : même propension à polluer et à consommer abusivement ; même prédation sur l'environnement.

 

Celui qui pourra, à partir de l'herbe, produire du lait sans passer par la vache ... Celui-là sauvera le monde !

Celui qui pourra, à partir de rien, produire de l'amour, de la foi et de l'espérance sans passer par l'humain ... Celui-là créera un monde parfait !

 

On n'est pas sortit de l'étable.

Huile sur toile 85 x 45cm